Les sources de financements pour créer et développer son entreprise

1 11 2008

Petite synthèse (non exhaustive) des sources possibles de financement pour créer et développer son entreprises (domaines NTIC principalement). En cette période où il faut faire mieux/plus avec moins pour avancer, se différencier et faire sortir son projet du lot, c’est important d’avoir cela en tête.

J’en profite au passage, en plus de la “célèbre” présentation de Sequoia Capital faite à ses sociétés en portefeuille sur la crise actuelle, je vous recommande un très bon billet sur le “Capital Efficiency” rédigé Fred Wilson d’Union Square Ventures. Dans la période actuelle, c’est instructif et plein de bons exemples de services web qui cartonnent et qui sont développés par de toutes petites équipes et peu gourmand en capital.

Donc suivant la maturité de votre projet et le montant des fonds que vous recherchez, plusieurs sources de financement sont possibles. Elles peuvent par ailleurs se compléter dans le temps et pour certaines assurer plusieurs levées de fonds. A noter également qu’il faut distinguer les acteurs du financement d’entreprises qui investissent en fonds propres et ceux qui prêtent et ou garantissent des prêts.

Capital de proximité :

  • Love money : ce terme caractérise principalement l’agent apporté par les collègues, familles et amis de l’entrepreneur. C’est une source à ne pas négliger pour débuter car elle marche à l’affectif et elle peu aller de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros. La fédération des associations Love Money pour l’emploi “industrialise” cette pratique en mettant à disposition des entrepreneurs des outils et une méthode souvent réservée à de grosses sociétés.
  • Club d’investisseurs locaux type “Les Cigales” : ce sont des associations de particuliers qui souhaitent investir ensemble pour financer la création d’entreprises locales.

Les business angels. Le terme vient des US est désigne les personnes qui investissent leur “fortune” personnelle dans un projet. La particularité ici c’est que le business angel apporte en général plus que son argent :

  • Souvent ancien entrepreneur lui même, il va apporter son expérience sur des aspects marketing, stratégie ou financier et aussi son carnet d’adresses.
  • Son investissement comporte aussi une part d’affectif dans le sens où sa personnalité et celle de l’entrepreneur doivent s’accorder et donc il va aussi servir de coach à ce dernier.
  • Pour les levées de fonds ultérieurs il va apporter de la crédibilité et donc agit comme un levier financier.

Les business angels se regroupent le plus souvent en associations comme Leonardo Finance, France Angels ou Femmes Business Angels. Les montants investis sont de l’ordre de 25 000 à 250 000 euros en Europe.

Le Capital Investissement ou Venture Capital (VC) : cela consiste principalement en la prise de participations majoritaires ou minoritaires dans le capital de petites et moyennes entreprises le plus souvent non cotées. Ces prises de participations, qui peuvent aller d’environ 500 000 à plusieurs millions d’euros, permettent de financer le démarrage (capital risque), le développement/croissance (capital développement) et aussi la transmissions (capital transmission/LBO) et le redressement de sociétés (capital retournement) mais ces deux derniers points nous intéressent moins ici.

L’association qui regroupe les professionnels du capital investissement en France est l’AFIC (Association Française des Investisseurs en Capital) et son site est très bien fait, vous y retrouverez plein d’informations intéressantes : statistiques, formations, publications et surtout la listes des VCs en France avec un moteur de recherche suivant les montants recherchés, le secteur de votre entreprise ou la zone géographique.

Ils ont d’ailleurs un graphique bien fait qui montre les différents stades d’intervention du Capital Investissement :

Après ces quelques informations je citerai également d’autres méthodes/outils de financement ou d’accès à des conseils et sources de financement à la croisée de celles présentées ci-dessus.

Y Combinator qui est une société d’investissement intervenant très tôt dans le financement d’une startup (domaines des services web et du logiciel principalement) : la phase la plus risquée de l’idée, en passant par la constitution de l’équipe, à la création de l’entreprise.

SeedCamp qui s’inspire de Y Combinator mais pour l’Europe et qui est un concours de startup dont l’objectif final est de lever des fonds via des capitaux risqueurs et d’être accompagner dans le démarrage de sa société.

Koeos que j’ai découvert au webdeuxconnect et qui se définit comme un réseau social de levée de fonds via Internet où l’entrepreneur dispose d’un espace pour présenter sa société (ou minimum elle doit être créée pour lever des fonds), son équipe et des besoins et invite son réseau à investir en toute sécurité.

Je n’ai pas indiqué d’infos sur les financements bancaires, votre banquier le ferra mieux que moi :) mais pour finir juste un mot sur OSEO qui apportent beaucoup aux jeunes entreprises. OSEO intervient dans 3 domaines principaux : soutient à l’innovation (exemple du dispositif passerelle qui favorise les partenariats grand groupe/PME), financement des investissements et du cycle d’exploitation et garantie des financements bancaires. Leur site est bien fait donc n’hesitez pas à le consulter.

Toutes ces infos sont loin d’être exhaustives et je les compléterai au fur et à mesure. N’hésitez pas également à le faire via vos commentaires.